Cueillette, culture, fabrication

Cueillette, culture, fabrication

 

Les terrains de cueillette sont variés : bords de ruisseaux, alpages, sous-bois… Les cultures sont conduites dans le Massif des Bauges à côté d’une superbe source qui coule même en été.

 

 

 

Les cueillettes en milieu naturel : Bauges, Aravis, Chartreuse…

La montagne a ceci de merveilleux pour l’amateur de plantes qu’elle propose énormément de situations naturelles très différentes : fonds de vallons acides, versants à hêtraies sèches… Et d’autant plus quand on commence à circuler dans les différents massifs.

Et on s’aperçoit que certaines plantes intéressantes pour l’herboristerie sont très abondantes naturellement dans leur milieu, telles la reine des prés en zone humide, l’épilobe, ou laurier de St Antoine, qui fait ces taches éclatantes fuchsia en montagne, la grande et belle gentiane jaune, très ramassée par les anciens pour la gnôle mais délaissée par les « jeunes »… L’ ail des ours aussi, qui tapisse spontanément certains sous-bois humides…

Autant donc valoriser, au sens mettre en valeur, ces belles plantes, plutôt que de les mettre en culture, ce qui se fait par ailleurs pour certaines pour des usages plus important.

Cette cueillette doit cependant se faire dans le strict respect de la « ressource », il ne s’agit pas bien sûr de piller le milieu naturel ! Par exemple, il est très difficile de faire du génépi
« sauvage » en quantité en respectant cette ressource. Généralement il est donc mis en culture, afin de satisfaire les besoins de la liquoristerie.

 

Vous avez dit cultures ?

On ne trouve cependant pas tout dans le milieu naturel. Ou plutôt il existe d’autres plantes très intéressantes pour l’herboriste qu’on ne trouve pas dans la nature. Le cueilleur troque donc ses chaussures de marche contre le petit tracteur !

Lors de l’installation des premières cultures, et bien qu’agronome école « classique », Benoît le Sanglier Philosophe a tout de suite commencé en bio. Se mettant à la place d’une petite sauterelle passant par là ou d’un petit vers grignotant tranquillement son bout de racine, le choix était évident !

Un des facteurs clé de la réussite d’une culture bio est d’arriver à mettre la plante à l’endroit où elle est bien. Il faut observer, tester, voir comment la plante réagit… Parfois on trouve, et d’autres fois il faut savoir renoncer ! Autres mots clés de la culture bio : rotations, organisation des parcelles, choix des variétés.

Toutes les cultures sont en plein champ, à l’exception d’une partie de la verveine citronnée, qui aime décidément trop la chaleur, elle a droit à son tunnel en plastique.

 

Séchage, mondage, sassage

Depuis 2010 le séchage se fait directement au champ, dans un séchoir à déshumidification basse température : plus on sèche vite, mais pas trop chaud, mieux c’est !

Toutes les plantes sont récoltées à la main ou à la faucille. Le marteau c’est pour l’hiver. Un bon nombre est récolté en branchettes, qu’il faut trier après séchage, à l’automne. Le mondage, c’est-à-dire la séparation manuelle des feuilles style mélisse ou menthe, est fait à l’Esat de la Ferme de Chosal. Pour les petites feuilles ou fleurs, bruyère, thym et autres sarriettes, on fait un battage à l’ancienne (au fléau), suivi d’un sassage, opération de tri sur tamis vibrant, à L’Herbier de la Clappe, au Noyer, sur une machine commune.

 

Ensachage, fabrication des sirops et liqueurs

Voilà, les plantes de l’année sont rentrées, triées, stockées, il n’y a plus qu’à !

Tisanes et aromates : ressortir les lots, et procéder à l’assemblage : 1 kg de menthe poivrée, 0.5 kg de pétale de tournesol,… et voici les mélanges qui prennent forme. Ensachage manuel à l’atelier à Cusy ou à l’Esat de Chosal.

Sirops et liqueurs : fabrication à l’atelier de Cusy. Macération, décoction, infusion, tout y passe pour essayer de valoriser au mieux chaque plante. C’est la foire aux recettes ! Les vieux bouquins, la recette d’untel, tout est bon pour rechercher la bonne façon. Essayer, goûter, mince c’est loupé, améliorer. C’est l’hiver !

 

La Ferme de Chosal

La Ferme de ChosalL’effeuillage, ou mondage, et l’ensachage sont réalisés en grande partie par l’ESAT de la Ferme de Chosal, à Coponnex. La Ferme de Chosal est une structure d’accueil de travailleurs handicapés, avec une grosse activité de production maraîchère et horticole, et aussi un atelier protégé, comportant une vingtaine de personnes. C’est celui-ci qui réalise donc effeuillage et ensachage.

Plus d’info sur : www.fermedechosal.org


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